Bon alors la suite...
Episode 2 :
la petite souris à Astaffort…Pendant que nos amis musiciens boivent le café avec Francis, notre petite souris se demande dans quel endroit elle peut bien se loger pour apprécier ce merveilleux spectacle.
Quelle chance quand même de pouvoir assister à cet enregistrement, pense-t-elle.
Bon nombre de passionnés rêveraient d’être à ma place… Enfin, il faut admettre quand même que ce n’est pas si simple non plus pense la petite souris... J’ai bien risqué finir écrasé par cette machine infernale qui se dressait devant moi ou entre les dents de ce matou sans pitié.
En attendant il me faut trouver un coin peinard…voyons voyons… tiens là ça me paraît bien.
A force de se faufiler entre les pieds métalliques de cette énorme batterie, notre souris finit par se retrouver dans un endroit qui semble lui convenir.
- Mouais, c’est bien comme ça, se dit-être, c’est spacieux, je vois tout le monde, c’est fermé, là, je me sens en sécurité en plus.
C’est alors que nos amis reviennent s’installer tranquillement dans ce studio qui ressemble plus à un grand salon qu’à un endroit pour travailler. C’est vrai que tous ces tapis sur le sol, ce bois sinueux, ce parquet qui laisse apparaître toutes ses veines, inspire une certaine sérénité. Les musiciens s’installent et la musique commence. Subitement, notre petite souris se trouve propulsée en l’air dans un énorme son sourd et grave.
A chaque Boum, elle décolle de quelques centimètres et le bruit est assourdissant. Pendant qu’elle saute comme ça, de façon régulière, elle se retourne alors qu’elle est dans les airs et aperçoit comme un énorme marteau qui vient taper sur une sorte de vitre transparente. A chaque fois que ce marteau vient s’écraser sur cette surface, notre souris sursaute. Elle finit par s’apercevoir que ce marteau frénétique est actionné par une grosse pédale, elle-même sous l’action du pied de ….Denis Benaroche.
- Oh non, fait-elle, d’un air désespéré, je suis dans la grosse caisse ! C’est pas vrai, faut absolument que je sorte de là…c’est infernal.
La voilà qui trottine de toute ses pattes (4 pour une souris, je vous le rappelle). Elle trouve alors refuge au pied du piano noir et pour être certaine qu’on ne puisse l’apercevoir, elle grimpe le long du pied et bascule finalement dans l’entre de l’instrument.
Pensant être enfin en sécurité elle s’installe dans cet endroit frais et contemple de magnifiques cordes tendues comme si elle se trouvait devant une immense harpe. Elle décide de traverser pour joindre le côté opposé et se retrouve en équilibre, ces petites pates agrippant les cordes. Tout à coup, dans une musique qui raisonne comme dans une cathédrale, elle voit se dresser d’immenses marteaux qui viennent taper de façon aléatoire sur ces cordes tendues qui raisonnent.
- Oh c’est pas vrai, ici aussi !
Elle fait donc demi-tour mais par malchance, l’un des marteaux lui heurte l’arrière train et un son bizarre retentit. La musique et le mécanisme s’arrêtent. Elle en profite pour filer et alors qu’elle se hisse vers la sortie, elle entend.
- Là, y’a eu quelque chose Gérard…dit Francis tranquillement
- Ben ouais j’ai entendu aussi mais je comprends pas trop là, répond ce dernier, en regardant étonné les touches de son clavier.
- Ah ben ça, c’est pas de chance alors ! dit Denis Benaroche d’un ton jovial
- Non mais sérieux, y’a un truc là, je ne comprends pas…
- Ah ben c’est grave… faut rester concentré hein Gérard ?...dis Denis, fatigué peut-être… ?
- Bon, vous me refaite pas le coup du café hein ? dit Francis, on reprend ?
Et la musique repart en même temps que notre petite souris qui, pendant ce temps, a rejoint le sol et trottine à nouveau sur ce parquet qui s’offre à elle.
- Cette fois-ci, je trace vers Francis et je bouge plus !
Mais alors qu’elle s’apprête à tourner sur la gauche pour rejoindre la cabine du chanteur, elle tombe nez à nez avec une vieille connaissance…
- Alors le mulot… ? toujours en ballade ? t’es encore transformé là, dit le chat, d’un ton ironique…
C’est pas vrai, manquait plus que lui se dit-elle terrorisée. Cette fois-ci, je suis vraiment coincée constate-t-elle, en remarquant qu’elle fait face à ce chat en tournant le dos au mur. Ce mur qui lui avait pourtant permis d’échapper à cet être abominable. Alors que le chat, commence à prendre son élan, notre petite souris préfère fermer les yeux pour ne pas voir la fin terrifiante qui lui est promise. Mais alors à son grand étonnement elle entend :
- Qu’est ce que tu fais là toi Mmm ? Le matou ?
Elle ouvre les yeux et constate avec soulagement que son ennemi le chat est perché à plusieurs centaines de centimètres dans les bras de…Elle écarquille les yeux, mais oui ! c’est bien lui…c’est bien Francis qui tient dans ces bras ce chat tant redouté.
- Si tu nous laissais un peu le chat Mmm ? tu irais pas faire un tour dehors là ?
Oh si ! pense la petite souris, fiche le dehors celui-là, ça va me faire des vacances…
- Allez, va vite…Il se dirige vers l’extérieur, portant ce chat, qui aperçoit par-dessus l’épaule de Francis, la petite souris qui lui fait un « au revoir » moqueur en agitant sa petite patte…
Suite au prochain épisode…
(et je n’écris rien ce week-end compris ? faut que je passe la tondeuse, et tout et tout)
Bye
_________________
Que vida! Que triste! De que pais se trata... Del mio, no...Del mio no se puede! Que vida, que triste...!