Voici donc un compte-rendu de la première de la tournée, hier soir à Castres. La lecture est réservée à ceux qui ne peuvent pas attendre, les plus curieux. Donc Tidgi, tu n’as pas le droit de lire, car j’en ai forcément trop dit
19 heures, les abords de la salle Gérard Philipe sont déserts, si ce n’est, devant l’entrée des artistes, un petit groupe qui discute tranquillement, dans lequel on reconnaît Bernard Paganotti et … Francis .
20 heures 50 Finie la décontraction, on sent même beaucoup de concentration chez les techniciens, sur le visage de Ludovic Lanen, l’ingénieur du son façade. La salle est pleine.
21 heures pétantes, le noir salle. Le spectacle commence, pas de première partie, tout le monde arrive ensemble, y compris Francis. Formation sur scène à 6, au fond Bernard Paganotti à la basse, Denis Bennarosch à la batterie, Alexandre Léauthaud à l’accordéon et aux claviers, et devant, Freddy Koella guitare et violon, Eric Sauviat guitare et pedal steel, et enfin Francis.
Pas de décor, ce qui est probablement du à la configuration de la salle et de la scène. Pour cette première, je pense qu’on a voyagé léger. Pour les zéniths, l’équipement devrait être un peu plus conséquent.
Et donc le premier morceau, celui qui ouvre le spectacle et la tournée est ……..
SAMEDI SOIR SUR LA TERRE
Viennent ensuite :
Des roses et des orties
Les cardinaux en costume
Assis sur le rebord du monde
Ma place dans le traffic
La fille qui m’accompagne
Les gens absents
La robe et l’échelle, avec à la fin une reprise Francis à la guitare, et le public au chant
La corrida
Des hommes pareils
On repasse alors en formation restreinte, à trois d’abord puis Francis tout seul pour :
L’encre de tes yeux
Petite Marie
Répondez-moi
Retour de tout l’orchestre pour :
African tour
Le Chêne-liège
L’ombre au tableau
Télécaster
Encore et encore
Sarbacane
Francis et les musiciens saluent et quittent la scène. Vient l’heure du premier rappel :
Mademoiselle l’aventure, superbe arrangement piano guitare et effet d’éclairage somptueux
Madame n’aime pas, où toute la salle se précipite au pied de la scène, service de sécurité très amusé de l’engouement bon enfant, qui laisse faire.
Sortie de scène, grosse bronca, et donc retour
Inévitablement, je l’aime à mourir, qui n'était pas prévu sur la play-list
Rosie
Et pour finir, à la demande générale, né dans le bayou.
Voilà pour la liste des chansons.
Que vous dire de plus ?
J’ai trouvé le spectacle extrêmement bien en place pour une première, très « pêchu », beaucoup de rythme, probablement parce que Francis avait mis du lourd au programme, avec assis sur le rebord, Télécaster, Sarbacane, Madame n’aime pas, Né dans le Bayou...
A la fin, les techniciens su scène étaient visiblement soulagés et satisfaits. Tout s'est passé impeccable.
Francis n’a pas beaucoup parlé, mais un peu à son habitude, humour pince sans rire, décontracté quand même, serrant des mains dans le public à la fin. Je souligne que sa voix était particulièrement en place, grave, bien posée, superbe.
J’ai été bluffé par Eric Sauviat, qui d’une part, assure les chœurs parfaitement, propose de belles interventions au pedal steel, et qui nous a gratifié de quelques solos de guitare du type « gros blues qui tâche », superbe inspiration. Je l’ai juste trouvé moins à l’aise au dobro, sur « la fille qui m’accompagne », ce n’était pas Denys Lable sur la tournée acoustique « d’une ombre à l’autre », si vous voyez ce que je veux dire.
J’ai regretté, notamment sur les premiers morceaux, une trop grande présence de l’accordéon au détriment des claviers, ce qui rendait les arrangements plus flous.
La base rythmique basse – batterie a été impeccable, le duo est expérimenté, connaît son Francis par cœur. Bernard Paganotti, superbe tenue, noir brillante venue d'une autre galaxie.
J’ai par contre été déçu par le deuxième guitariste Freddy Koella. Je me souviens que j’avais eu le même sentiment quand, sur la tournée Hors-saison, Francis avait pris Michael Ohayon, on se demandait parfois à quoi il servait. Là c’est un peu pareil, et en plus, j’ai trouvé ses interventions en solo médiocres, assez ésotériques pour le grand public, compliquées, peu de musicalité, un son moyen. Allez c’était une première, donc impression à revoir.
Au final quand même, un très bon spectacle, 24 morceaux, 2 heures, très rock en roll, et bien envoyé. J’ai passé une superbe soirée, prêt à y retourner. C’est quand la prochaine ? Ah oui, Toulouse en novembre…
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Je danse sur des planchers fragiles